Les cartes à jouer d’Alice au Pays des Merveilles et leur reflet dans mon tarot

En écrivant les histoires d’Alice, Lewis Carroll imagine un peuple bien singulier : des cartes à jouer animées, qui ne se contentent plus d’être des morceaux de carton numérotés. Elles vivent, elles crient, elles peignent les roses, elles brandissent des lances ou se prosternent devant leur terrible Reine de Cœur.

Les Courtisans appartienntent à la famille des Carreaux, les Soldats aux Piques, les Jardiniers aux Trèfles, et la famille royale appartient évidemment à la famille des Coeurs.

Dans l’imaginaire carrollien, ce monde de cartes est à la fois ludique et inquiétant. Au Pays des Merveilles, le destin d’Alice se joue comme une partie à laquelle elle n’a pas choisi de participer, avec des règles qui sont inventées en cours de route.

La Reine et le Roi de Cœur : Épées de justice ou de tyrannie ?

La Reine de Cœur, incarnation de l’arbitraire, trouve naturellement son miroir dans le tarot comme Reine d’Épées : tranchante, autoritaire, parfois cruelle. Son fameux « Qu’on lui coupe la tête ! » résonne comme une sentence sans appel, l’ombre du pouvoir intellectuel devenu tyrannique.

La Reine de Coeur


À ses côtés, le Roi de Cœur, que Carroll décrit souvent falot, devient dans le tarot le Roi d’Épées : figure du jugement, de l’ordre écrit… mais qui, sous la plume de Carroll, semble toujours en retrait derrière la furie de son épouse. Une leçon de tarot en creux : le pouvoir n’est rien sans celui ou celle qui l’incarne pleinement.

Le Valet voleur de tartes

Le Valet de Cœur, pris en flagrant délit de vol de tartes, est jugé lors du procès final.

Il incarne parfaitement le 4 de Pentacles : celui qui retient, qui s’accroche, qui craint de perdre. Mais chez Lewis Carroll, la gourmandise et le ridicule l’emportent : le valet n’est pas riche, il est un petit voleur, peut-être accusé par erreur, révélant que l’avidité mène à la servitude plutôt qu’au pouvoir.

Soldats, jardiniers et courtisans : l’armée absurde du destin

Les cartes-soldats, rangées comme des trèfles, forment la masse anonyme de l’armée. Exécutants d’ordres absurdes, elles sont l’incarnation du destin collectif : la structure invisible qui soutient l’univers, mais qui, ici, devient grotesque.
Les cartes-jardiniers, en piques, peignent les roses blanches en rouge sous la menace de la Reine : métaphore parfaite de la manipulation et de l’artifice. Tout est façade, illusion maintenue par peur du couperet royal.
Enfin, les carreaux, courtisans obséquieux, rappellent la structure sociale rigide que Lewis Carroll aime à tourner en dérision. Dans le tarot, ils se rapprochent des figures de cour qui, parfois, ne sont que des marionnettes d’un pouvoir plus grand qu’eux.

Destin, manipulation et miroir du tarot

En filigrane, le royaume des cartes d’Alice est une parodie du monde adulte, où le pouvoir se nourrit de règles arbitraires et de hiérarchies absurdes.

Dans le tarot, les cartes représentent elles aussi une structure : celle d’un destin en marche, parfois imposé, parfois contourné.
Mais contrairement au Pays des Merveilles où la manipulation règne, le tarot offre une clef : comprendre ces structures pour mieux se libérer du jeu.


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