Un guide vers l’inconnu
Dans Alice au Pays des Merveilles, le Lapin Blanc est le déclencheur : il entraîne Alice hors du quotidien et la plonge dans un autre monde. Il vient déranger l’ennui de la petite fille (qui n’attendait que cela). C’est son apparition soudaine qui fait tout basculer.
Symboliquement, il est ce petit signe, cet événement, ce rêve, qui nous pousse à sortir de la routine et à nous engager sur un chemin que nous n’aurions pas choisi nous-mêmes.
Cette fonction de passeur, de guide vers l’inconnu, se retrouve dans de nombreuses traditions.
Le lapin est souvent vu comme un animal qui relie les mondes : celui de la surface et celui des profondeurs. Le terrier peut d’ailleurs être vu comme une belle métaphore d’un passage initiatique. Ce terrier est une porte : Alice passe d’un monde familier (notre conscience ordinaire, nos certitudes) à un monde étrange et déstabilisant (l’inconscient, le spirituel, l’imprévu).
Le Lapin Blanc incarne donc cette étincelle qui déclenche l’aventure intérieure.

Dans le folklore celtique, le lièvre est une créature lunaire : on l’associe aux cycles de la lune, à l’intuition et aux passages invisibles entre mondes. Il est un guide qui invite à franchir une limite intérieure.
Suivre le Lapin Blanc, c’est accepter de perdre ses repères pour mieux se transformer, accepter de se perdre pour mieux se retrouver. Dans le langage ésotérique, il est une invitation à questionner ses croyances, laisser mourir une ancienne identité, entrer dans un espace de connaissance de soi plus profond.
Dans la culture populaire, le film Matrix par exemple, « suivre le lapin blanc » est devenu une métaphore claire : celle d’accepter de quitter l’illusion, de briser le cadre rassurant, pour accéder à une vérité plus vaste. « Follow the white rabbit » est un clin d’œil explicite à ce passage initiatique.

Le Lapin Blanc, c’est aussi l’héritier d’un imaginaire plus récent : celui des lapins sortant du chapeau des prestidigitateurs. Comme eux, il surgit de nulle part, rappelant que la frontière entre réel et illusion, conscient et inconscient, peut se franchir d’un simple geste.
Le temps et l’urgence

Ce qui a rendu célèbre le Lapin Blanc de Lewis Carroll, c’est son caractère stressé, et sa montre. Le Lapin devient ainsi le symbole de notre rapport au temps : l’urgence, la fuite en avant, mais aussi la conscience que le temps est compté. Il nous confronte à l’angoisse du retard… mais il questionne aussi sur la possibilité de ne pas suivre la course folle et d’emprunter un autre chemin.
Fertilité et renouveau
Dans la symbolique européenne, le lapin est lié au printemps, à la fécondité et à l’abondance.
On peut penser à Pâques. Héritier des cultes de fertilité, le lapin de Pâques pondait (ou cachait) des œufs, symboles de renaissance et de vie nouvelle. Cette tradition païenne s’est ensuite mêlée à la fête chrétienne de Pâques.
Le lapin est signe de vitalité et de profusion. Or, l’univers d’Alice est foisonnant, débordant de rencontres et d’expériences étranges. Suivre le Lapin Blanc, c’est entrer dans un monde de prolifération de possibles.
Au fond, le Lapin Blanc est toujours un appel : appel à traverser un seuil, à questionner notre rapport au temps, à explorer les profondeurs et à accueillir le renouveau.
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