Illustration de la carte 1 du Bateleur inspirée par l'univers d'Alice au Pays des Merveilles, mettant en scène le mystérieux Chat du Cheshire. La carte est posée sur une table en bois avec du thé en vrac à côté. Cette carte symbolise la magie, le potentiel et les nouvelles possibilités.

Carroll ou Dodgson ?

Il y a des noms qui dissimulent, et d’autres qui révèlent. Le pseudonyme de Lewis Carroll appartient peut-être à cette seconde catégorie.

Derrière Lewis Carroll lui se tient Charles Lutwidge Dodgson, mathématicien rigoureux, logicien précis, homme de règles et de structures. Avec Lewis Carroll, le miroir bascule, et une autre figure apparaît : un conteur libre, joueur, délicieusement absurde.

Dans De l’autre côté du miroir, l’aventure d’Alice commence lorsqu’elle traverse la surface lisse du miroir pour visiter le monde de l’autre côté, un monde inversé, où la logique est bien différente par rapport à ce qu’elle connaît.

Ce voyage, simple en apparence, est peut-être le même que celui de Dodgson lorsqu’il choisit son pseudonyme.

Car Lewis Carroll n’est pas un masque. C’est un reflet. Un reflet inversé.

Là où Dodgson structure, Carroll joue.

Là où l’un démontre, l’autre invente.

Mais les deux ne s’opposent pas, ils se répondent. Le pseudonyme agit comme un miroir intérieur, révélant une partie secrète de l’auteur.

Écrire sous ce nom, c’est autoriser les paradoxes, les jeux de mots, les glissements de sens.

Et nous, lecteurs, nous lisons un texte de Lewis Carroll, mais nous percevons en creux la présence de Dodgson. Un jeu de perception s’installe. Un miroir dans le miroir. L’auteur devient à la fois celui qui écrit… et celui qui se regarde écrire.

Cette idée trouve un écho très fort dans une carte de tarot que nous aimons particulièrement : Le Bateleur.

Illustration de la carte 1 du Bateleur inspirée par l'univers d'Alice au Pays des Merveilles, mettant en scène le mystérieux Chat du Cheshire. La carte est posée sur une table en bois avec du thé en vrac à côté. Cette carte symbolise la magie, le potentiel et les nouvelles possibilités.

Dans notre univers inspiré d’Alice, Le Bateleur prend les traits du Chat du Cheshire, perché dans son arbre, sourire flottant entre présence et disparition. Comme Carroll lui-même, il joue avec la réalité, il manipule les symboles, transforme les apparences, et nous invite à regarder autrement.

Le pseudonyme est alors une table de magie. On y dépose une identité, et elle se transforme. On y cache une vérité, et elle devient visible sous une autre forme.

Auto portrait de Charles Dodgson (Lewis Carroll) à Oxford vers 1858. National portrait Galery, Londres.

Et si, au fond, nous avions tous notre propre « Lewis Carroll » intérieur ? Une version de nous-mêmes, un peu plus libre, un peu plus audacieuse, prête à traverser le reflet du miroir pour inventer d’autres règles de vie…

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