Dans mon tarot inspiré de l’univers de Lewis Carroll, Le Mat (The Fool) prend les traits d’Alice. Ce choix paraît naturel, évident même.

Alice se lance dans son aventure sans boussole, sans plan et sans peur. Elle suit un mouvement intérieur qui tient à la fois de la curiosité pure et de l’élan spontané. Le Mat, dans la tradition du tarot, est celui qui marche vers l’inconnu avec une confiance intacte. Alice en est l’image exacte.
Sur la carte, Alice n’a pas d’équipement. Elle n’a pas de carte en main, pas de lanterne, pas d’objet magique. Elle se contente d’aller. Son regard est tourné vers un ailleurs qui échappe au cadre. Le Mat marche vers un hors champ. Alice aussi.

Entre innocence et inconscience
Le parallèle entre les deux figures n’est pas une superposition artificielle. Le Mat ouvre le tarot comme Alice ouvre son propre récit. Les deux posent la même question. Et si le monde devenait soudain plus vaste que nous ne l’avions imaginé? Le Mat est la carte du premier pas. Alice est l’héroïne du premier geste. Dans les deux cas, il y a une innocence qui frôle l’inconscience. Les aventures d’Alice commencent parce qu’elle n’a pas encore appris à se méfier. Le voyage du Mat commence parce qu’il n’a pas encore décidé d’avoir peur.
L’univers de Carroll regorge d’images qui renforcent cette idée. Les chemins qui tire-bouchonnent et ramènent sans cesse au même endroit, les animaux et les fleurs qui parlent, les scènes qui se retournent sur elles-mêmes… Tout semble fait pour accueillir un personnage qui accepte l’inattendu comme une forme de logique. Le Mat vit dans la même énergie. Il n’attend pas de comprendre l’ensemble du voyage avant de se mettre en route.

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